Blog · 31 octobre 2026 · 3 min

Étude de marché salon de coiffure : par où commencer

Étude de marché salon de coiffure : où chercher la clientèle, les concurrents et le signal loyer, et comment les lire avant d'ouvrir.

Une étude de marché salon de coiffure réunit la clientèle par tranche d'âge, les concurrents déjà installés, leurs avis, et la disponibilité du personnel. Ces informations suffisent pour juger un local avant de signer un bail.

Studama rassemble ces indicateurs sur une commune en moins d'une demi-heure. Ce guide dit où trouver chaque donnée, comment la lire, et quelle erreur évite un mauvais calcul.

Étude de marché salon de coiffure : ce qu'il faut vérifier

Une étude de marché salon de coiffure ne commence pas par le local, mais par la commune qui l'entoure. C'est elle qui forme la zone de chalandise, l'espace d'où vient la plus grande partie de la clientèle. On vérifie qui y vit, qui y travaille déjà du métier, ce que ces concurrents proposent, et si le foncier résidentiel laisse de la place pour un bail commercial.

Plusieurs points se vérifient séparément, chacun avec sa propre source :

  • la clientèle par tranche d'âge autour du local
  • les concurrents déjà installés, comptés dans Sirene
  • les avis et les notes de ces concurrents
  • la disponibilité de personnel qualifié dans la commune

Mélanger population et concurrents dans un seul chiffre fait perdre ce que chacun dit.

La clientèle par tranche d'âge, autour du local

Un salon de coiffure classique vit de visites régulières, pas d'achats ponctuels. La tranche qui revient le plus souvent est celle qui travaille et sort, pas les retraités ni les enfants.

À Eysines (Gironde), les 25 à 54 ans représentent 41,1 % de la population, selon l'INSEE, recensement de la population 2022. Ce chiffre dit la part du cœur de clientèle dans la commune, pas le nombre de clients à venir : il se croise ensuite avec le nombre de salons déjà installés.

Compter les concurrents dans Sirene, et lire leurs notes

Une carte ne montre pas les salons fermés depuis longtemps, ni ceux ouverts la semaine dernière. Sirene, le répertoire national des entreprises tenu par l'INSEE, liste chaque salon de coiffure déclaré avec sa date de création et son statut.

On y filtre par code d'activité et par commune, puis on compte les établissements actifs. Un chiffre qui vient d'une carte en ligne, sans date, ne dit pas si le salon compté existe encore.

La moyenne d'une note cache plus qu'elle ne révèle. Un salon avec une bonne note moyenne mais peu d'avis récents dit moins qu'un salon avec une note plus modeste et des avis qui arrivent chaque semaine.

On regarde la date du dernier avis, pas seulement la note. On regarde aussi ce que les clients reprochent le plus souvent : un prix, une attente, un horaire. Ces plaintes disent où un nouveau salon peut se positionner.

Le loyer résidentiel, un signal de pression foncière

La carte des loyers du ministère chargé du Logement ne donne pas le prix d'un bail commercial. Elle mesure le loyer résidentiel, celui des appartements, et dit si le foncier d'une commune est sous tension.

À Eysines, le loyer d'annonce pour un appartement est de 14,28 € / m², selon la Carte des loyers 2025, ministère chargé du Logement (DHUP) et ANIL, data.gouv.fr. Ce chiffre dit la tension sur le foncier résidentiel de la commune, pas le prix d'un bail commercial à venir.

Le recrutement, le filtre qu'on oublie souvent

Un salon de coiffure tient avec ses fauteuils occupés, pas seulement avec sa clientèle. Avant de signer un bail, on vérifie si des coiffeurs ou des apprentis cherchent un poste dans la commune ou autour.

Les offres d'emploi encore ouvertes depuis plusieurs semaines sur un poste de coiffeur disent un marché du recrutement tendu. Un local sans personnel disponible autour ne tourne pas, même avec une bonne clientèle repérée en amont. On regarde aussi si des salons voisins recrutent déjà, signe que les profils qualifiés sont rares autour.

Avant de signer

Ouvrir un salon de coiffure se décide avec la clientèle, les concurrents comptés et notés, le signal du loyer résidentiel, et la disponibilité du personnel. Aucun de ces points ne remplace les autres : une commune jeune avec trop de salons déjà installés ne vaut pas mieux qu'une commune sans concurrent mais sans clientèle qui revient. Chacun se lit avec sa propre source, et aucun ne se devine à partir d'un autre.

Studama affiche ces repères sur une commune avant de signer un bail.

Voir un aperçu sur une commune : https://studama.fr/apercu

Les chiffres viennent de sources publiques datées, cités avec leur maille.

Louann Duclos, fondateur de Studama. Les chiffres viennent de sources publiques datées, cités avec leur maille. Le sujet d’une étude est un territoire, jamais une personne.

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