Blog · 4 novembre 2026 · 4 min
Comment faire une analyse de la concurrence locale
Analyser la concurrence locale : recenser les commerces, les placer, lire leurs avis, repérer les fermetures avant de choisir une zone.
Analyser la concurrence locale veut dire recenser les commerces proches par leur activité officielle, les placer sur une carte, puis lire leurs avis et leurs fermetures. Studama travaille sur ces sources pour une commune donnée. Un marché sans concurrent visible n'est pas toujours bon signe.
Ce guide dit où trouver la liste des concurrents, comment les placer sans se tromper, et quelles erreurs faussent une étude de marché locale.
Recenser les concurrents avant de juger une zone
Le répertoire Sirene, géré par l'Insee, liste les établissements actifs par activité et par commune, avec leur date de création et, le cas échéant, de fermeture. Chaque commerce y figure sous son code d'activité officiel, pas seulement sous son enseigne visible en vitrine.
Un commerce fermé reste parfois visible si on ne filtre pas sur son statut, et un commerce tout juste créé peut ne pas encore apparaître. La liste se lit à une date précise : elle vieillit vite sur un secteur qui bouge.
Sirene dit qui existe et depuis quand, pas comment le commerce se porte aujourd'hui. La fréquentation réelle, le chiffre d'affaires ou le prix pratiqué n'y figurent jamais.
Quand une donnée comme celle-ci ne vient d'aucune source publique datée, Studama l'affiche comme non disponible plutôt que de la deviner.
Analyse de la concurrence locale : placer chaque commerce sur une carte
Une liste ne suffit pas sans position. Reporter chaque commerce sur une carte montre où se concentrent les concurrents et où la zone reste ouverte.
La position change la lecture : deux concurrents côte à côte pèsent moins qu'un seul posté sur l'unique passage obligé vers le centre. La carte dit cela, la liste seule ne le dit pas.
Une carte sans légende ne dit rien. Préciser le type de chaque concurrent, sa taille apparente, et si l'activité semble principale ou secondaire évite de confondre un simple point de vente accessoire avec un acteur installé.
Pour construire cette carte sans outil spécialisé, on part des mêmes données :
- noter l'adresse de chaque concurrent relevé dans Sirene ;
- le situer sur un plan, même approximatif ;
- repérer les axes qui mènent vers le point visé, pas seulement la distance à vol d'oiseau ;
- actualiser la carte quand un concurrent ferme ou qu'un nouveau s'installe.
Mesurer la distance, pas seulement compter les enseignes
Le nombre de concurrents dit peu sans la distance qui les sépare du point visé. Un concurrent à quelques rues ne pèse pas comme un concurrent à l'autre bout de la commune.
La distance qui compte est un temps de trajet, pas une ligne droite sur la carte : une avenue à sens unique ou un rond-point rallonge le chemin réel. On mesure ce trajet tel qu'un client le ferait, pas tel qu'un compas le dessine.
Cette distance mesurée dessine la zone de chalandise du point visé : l'espace que les concurrents proches se partagent avec lui.
Lire les avis clients pour voir qui tient
Le nombre d'avis et leur date disent si un concurrent vit encore de son activité ou survit sur une réputation ancienne. Un commerce avec des avis récents et nombreux capte une partie de la clientèle qu'on visait.
Les avis anciens, rares ou qui ne reviennent plus depuis des mois signalent un concurrent affaibli, parfois avant même sa fermeture officielle. Ce signal arrive plus tôt que le répertoire Sirene, qui n'enregistre un arrêt qu'une fois la démarche faite.
Repérer les fermetures, un signal qu'on oublie
Une fermeture récente sur la zone mérite d'être comprise avant d'être ignorée. Elle peut dire que le concept ne correspond pas à la commune, ou que l'emplacement précis posait problème, ce qui n'est pas la même chose.
Sirene porte la date de cessation d'activité ; elle ne dit pas la raison. On la croise avec les avis laissés dans les derniers mois d'activité pour comprendre ce qui a manqué.
Un marché sans concurrent n'est pas toujours bon signe
Une commune sans concurrent recensé peut signifier une opportunité réelle pour ouvrir un commerce, ou une demande trop faible pour faire vivre une activité. Les deux lectures restent possibles tant qu'on n'a pas regardé autre chose que l'absence de concurrents.
L'absence de concurrent se vérifie en croisant les deux sources. Si personne ne s'est jamais installé malgré une population suffisante, l'absence dit plus sur le marché que sur une place laissée libre.
Analyser la concurrence locale, c'est additionner ces lectures, pas en choisir une seule : le répertoire, la carte, les avis, les fermetures. Un marché qui semble vide de concurrents garde alors moins de zones d'ombre.
Essayez cette lecture sur une commune : https://studama.fr/apercu
Les chiffres viennent de sources publiques datées, cités avec leur maille.